Assemblée générale 2014

Assemblée Générale ordinaire de « Le banquet », le 20 mars 2015
Le CEILI à Quimper

Introduction

Introduction : une Assemblée Générale exceptionnelle, un combat aux résultats positifs

La 16ème Assemblée Générale ordinaire de « Le banquet », le 20 mars 2015, premier jour du printemps, signe de renouveau, à Quimper, en Finistère, est, à plusieurs titres, particulière.

Elle survient après une année exceptionnelle dans l’histoire, 1999-2015, de « Le banquet ».

Exceptionnelle parce qu’elle fait suite à une année 2014 à la fois très féconde et très difficile.

Très féconde par la réalisation d’un temps fort, préparé depuis 4 ans ½ : un colloque, durant trois jours, les 15, 16 et 17 octobre 2014, le 15 à Rennes, les 16 et 17 à Quimper-Communauté, suivi de deux semaines culturelles, du 16 au 29 octobre, dans le territoire de Quimper Cornouaille et du 24 au 30 septembre, dans le territoire de Rennes et d’Ille et Vilaine.

Très difficile parce que la thématique du colloque et des deux semaines « La transmission du savoir-manger et du savoir-boire » comportait une part importante d’épistémologie,
c’est-à-dire de réflexion historique et critique sur les pouvoirs et sur l’idéologie dominants en France et en Bretagne dans ce domaine ; et une part importante d’innovations scientifiques, culturelles et pédagogiques destinées à faire évoluer, « dans le bon sens », des discours, des pratiques et des pouvoirs, en grande partie inappropriés face aux questions posées dans ce vaste champ sociétal.

Après quelques soutiens d’organismes publics en 2011 et en 2012, cette épistémologie et ces innovations ont suscité, à partir du dernier trimestre 2013, un blocage concerté de trois services de l’Etat en Bretagne, Rectorat d’Académie, Direction Régionale de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Forêt, et de l’Agence Régionale de Santé, général en chef de la manœuvre.

A cette « sainte alliance », « sainte » parce qu’alimentée par une idéologie manichéenne et puritaine de santé publique sur le boire et le manger, s’est associée une « Alliance contre nature » de trois des principales collectivités bretonnes. « Contre nature » parce que au lieu de défendre les intérêts légitimes et spécifiques des Bretons, dans ce domaine, ce qui est leur mission, ces trois collectivités se sont rangées derrière la bannière de responsables jacobins, centralisateurs, niant et négligeant les fortes particularités, la grande diversité des régions françaises en matière de manger et de boire.

A la fin 2013, ces forces alliées ont tenté de faire annuler le colloque et les semaines culturelles. Des preuves écrites et des témoignages d’acteurs directs de négociations en attestent.

La difficulté a été celle d’un combat déterminé, tenace, inventif pour arriver à réaliser le colloque et les deux semaines.

Malgré l’absence de soutien financier, (zéro euro depuis le démarrage du colloque jusqu’à
la fin des deux semaines) de la part de l’Etat et des collectivités bretonnes les plus concernées, ce combat a été gagné grâce à un immense travail bénévole des responsables de « Le banquet », à une réduction du programme et des coûts du colloque initialement prévus, et à un soutien d’organismes économiques et culturels bretons non-étatiques et d’intervenants, régionaux, nationaux et, dans une moindre mesure, internationaux, au colloque.

« Malgré des conditions de travail difficiles, un terrain a été défriché, semé et planté. Dès 2015, pourront être cueillis les premières fleurs et les premiers fruits » (début et fin d’un texte « Programme réalisé », de fin janvier 2015).

Il s’agit principalement de deux projets en cours de réalisation :

  • L’édition des Actes du colloque aux Editions L’Harmattan, Paris, dans la collection « Questions alimentaires et gastronomiques ».
  • La mise en œuvre de deux innovations sociales et pédagogiques, applications directes de la recherche réalisée en amont et pendant le colloque, expérimentées pendant les semaines culturelles : une transmission familiale et des ateliers adolescents et parents sur le savoir-manger et le savoir-boire.

Année exceptionnelle enfin parce que ce travail a donné naissance, le 12 août 2014, à la création d’une Délégation de « Le banquet » en Finistère, coorganisatrice, avec l’équipe responsable de l’association et du programme, de la Semaine culturelle dans le Finistère.

Grâce à cette semaine puis à celle qui a suivi à Rennes et en Ille et Vilaine, le résultat du programme dans son ensemble peut, tout bien considéré, être estimé positif ; notamment parce qu’il est porteur de développements utiles pour la population française et, particulièrement bretonne.

Et parce qu’il est en cohérence avec l’éducation à la citoyenneté, un grand chantier en construction après les événements dramatiques qui, entre le 7 et le 9 janvier 2015, ont frappé la France, dans l’esprit de la manifestation du 11 janvier.

A la différence de certains organismes, notamment politiques, nous garderons cet « esprit du 11 janvier ».

Le mot de la Présidente

En 1999, sur une proposition de Guy Caro, j’ai eu le plaisir et l’honneur de faire partie de la petite équipe (une dizaine de personnes) des fondateurs et fondatrices de « Le banquet ».

Grâce à cet engagement, j’ai pu améliorer mes connaissances, ma culture, mon plaisir à cuisiner, à manger et à boire de bonnes choses, en bonne compagnie et en bonne santé. Quelques bonnes manières de vivre, en somme. Et j’ai pu participer à quelques événements intéressants, parfois même enthousiasmants.

Sans difficulté, j’ai accepté, en 2011, de devenir présidente de l’association. Heureusement, il y avait à mes côtés un directeur expérimenté, compétent, motivé, pour piloter des programmes d’activité, à double titre :

  • en tant que médecin psychiatre et alcoologue, avec assez d’intérêt pour et d’expérience de l’histoire, de la sociologie, de l’ethnologie, de l’information, de la communication et des études politiques, pour être qualifié de médecin-anthropologue.
  • et en tant qu’enseignant-chercheur en recherche-action interdisciplinaire sur « le manger, le boire et la santé ».

Le programme 2011-2014 a connu deux périodes :

  • un début, jusqu’en décembre 2013, ou le grand chantier « Transmission du savoir-manger et du savoir-boire » a débuté avec quelque succès et quelques soutiens scientifiques, culturels, politiques et budgétaires.
  • à partir de janvier 2014, dans un contexte défavorable, la période a été difficile pour « Le banquet », pour Guy Caro et, je l’avoue, pour moi.

Aujourd’hui, en ce printemps 2015, les difficultés ont été surmontées et « Le banquet » en sort grandi, avec quelques perspectives encourageantes pour 2015 et 2016. J’en suis heureuse. Pourtant je vais demander à l’Assemblée Générale de me remplacer. Pourquoi ? Non pas par désaccord avec les perspectives annoncées. Mais parce que mon emploi du temps ne me le permet plus.

J’ai accepté, avec quelque plaisir, de m’engager dans des activités bénévoles grandissantes, dans le quartier où je vis, à Rennes, avec quelques groupes et réseaux amicaux. Guy Caro a bien voulu, parfois, y apporter une contribution, à mes côtés, par exemple en chantant, en dansant, et en jouant au théâtre.

Et, la dernière, mais pas la moins importante raison : ma vie privée, notamment familiale, petit jardin intérieur « sanctuarisé ».

Cependant, je vais rester adhérente de « Le banquet », parce que je partage ses objectifs et aussi, parce que j’y ai trouvé, avec plaisir, de l’amitié, de la solidarité et… de la complicité.

Que tout cela continue. Vive « Le banquet ».

Odile Hennequin-Rouxel

Le mot du directeur

Odile Hennequin-Rouxel a apporté beaucoup à « Le banquet » au cours des 16 années d’existence de l’association.

Elle a fait partie, en 1999, de la petite équipe fondatrice.

Elle est restée, toujours, proche, très proche, du président que j’ai été pendant quelques années.

Lors de l’Assemblée Générale de 2011, elle a été élue, à l’unanimité, Présidente. En particulier en raison de sa formation et de son expérience : diplôme universitaire d’alcoologie, infirmière libérale pluridisciplinaire, animatrice d’activités sociales et culturelles.

Elle a assuré, avec engagement, avec talent, avec discrétion, avec humour, avec sa sensibilité empathique, cette responsabilité. Y compris pendant la période difficile, pour elle, pour moi, pour les autres membres de « Le banquet » du 3 décembre 2013 au 30 novembre 2014. Comme « Le banquet », malgré vents et marées parfois contraires, elle a assumé sa responsabilité. C’est pourquoi je lui tire mon chapeau avec beaucoup d’estime et même un peu plus.

Les vents contraires se sont calmés. Elle peut être fière et nous pouvons lui rendre hommage d’avoir tenu la barre jusqu’aux vents favorables et à la mer calme du printemps 2015.

Nous pouvons lui souhaiter bon vent pour ses activités bénévoles, sociales, culturelles, artistiques – elle chante, elle conte, elle pratique la danse bretonne, elle crée et interprète du théâtre, tout cela avec un talent reconnu.

Ça se passe dans le Quartier de La Poterie à Rennes, principalement à la Maison du Ronceray qui a accueilli un « dîner breton commenté et chanté » joyeux, réussi, mémorable, pour la quarantaine de participants, dans le cadre de la Semaine culturelle
« De l’alcoolisme au savoir-boire et au savoir-manger » du 24 au 30 novembre 2014,
à Rennes et en Ille et Vilaine.

Merci « bras » (en breton), merci beaucoup Odile, pour ce que tu as apporté à « Le banquet » et à nous autres, membres adhérents, à cette « Aventure ».

Guy Caro

Transmission du savoir-manger et du savoir-boire, 15 octobre – 30 novembre 2014

Dossier – Programme réalisé

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